Pour son déplacement périlleux à Clermont-Ferrand, le Racing 92 avait misé sur une stratégie audacieuse : un banc de remplaçants ultra-expérimenté. Un choix tactique qui s’est avéré payant puisque les entrants ont permis aux Franciliens de renverser les Clermontois en toute fin de match et de s’imposer (21-23) au terme d’une rencontre haletante.
Un banc fort de 370 capes internationales
Derrière cette victoire, une décision forte du staff du Racing : aligner huit joueurs aux solides références internationales sur le banc des remplaçants.
Un véritable réservoir d’expérience cumulant 370 sélections nationales ! Parmi eux, des cadres comme Owen Farrell (112 capes avec l’Angleterre), Gaël Fickou (94), Romain Taofifenua (54), Cameron Woki (31), Demba Bamba (28) et Nolann Le Garrec (10).
À cela s’ajoute Guram Gogichashvili (41 sélections avec la Géorgie).
Seul Janick Tarrit ne comptait pas de sélection officielle, malgré une apparition avec France Développement face à l’Uruguay en 2024.
Un coaching gagnant en un seul coup
Le tournant du match est survenu à la 48e minute, alors que le Racing était mené 15-13. À ce moment précis, Patrice Collazo et son adjoint Frédéric Michalak ont fait un pari osé : faire entrer tous les remplaçants en même temps.
Un choix assumé, comme l’explique Michalak via Midi Olympique après le match :
“C’était l’idéal en restant collé au score, surtout à l’extérieur. On avait aligné un banc qui a un impact avec l’expérience, sur la partie psychologique et avec le talent. Nos joueurs avaient beaucoup de sélections et même si cela n’a pas été de tout repos, ils ont tous fait une belle entrée. Ils ont fait le boulot finalement !”
L’objectif était clair : amener du sang frais dans un secteur de jeu où les Franciliens souffraient. “On sentait qu’on était en difficulté en mêlée et sur la conquête. On voulait aussi envoyer un autre message parce que les chocs étaient rudes”, poursuit Michalak.
Une tactique qui a fait grincer des dents du côté clermontois, frustré par ce renversement de situation, mais qui a permis au Racing de décrocher une précieuse victoire. Michalak conclut d’ailleurs avec malice :
“Après, c’est du coaching. Quand ça marche, on est des bons coachs. Et quand ça ne marche pas, on passe pour des c*ns (rires).”