Malgré une première mi-temps cauchemardesque, les jeunes du Stade Toulousain ont failli renverser l’Union Bordeaux-Bègles ce dimanche 23 mars, rappelant leur exploit du début d’année face à La Rochelle.
Un pari risqué du staff toulousain
Privé de ses internationaux et ayant choisi de se passer de plusieurs cadres (Neti, Arnold, Chocobares…), le staff toulousain savait qu’il s’exposait à une rencontre compliquée. Pourtant, en renouvelant la confiance accordée à une jeunesse audacieuse, celle qui avait déjà brillé à Marcel-Deflandre en janvier (victoire 19-22), Ugo Mola et son équipe ont fait un pari osé.
Ils étaient 13 jeunes issus du centre de formation inscrits sur la feuille de match. Un choix qui pouvait paraître légitime après leur prestation séduisante face aux Rochelais. Mais à la pause, alors que le Stade Toulousain était mené 29-0, la question se posait : le staff allait-il regretter son audace ?
La jeunesse toulousaine change la donne
C’est à ce moment-là que tout a basculé. Dès la 48e minute, les entrants Lacombre, Hawkes, Bertrand et Pouzelgues, soutenus par Josh Brennan et Mathis Castro-Ferreira, ont redonné du souffle aux Rouges et Noirs. “Ils trépignaient d’impatience sur le banc”, et leur entrée a métamorphosé le match.
À l’image de la fulgurante percée de Thomas Lacombre au cœur de la défense girondine à la 54e minute, Toulouse a enfin trouvé des solutions offensives. Une minute plus tard, la dynamique était récompensée : Mathis Castro-Ferreira inscrivait les premiers points toulousains (55e, 29-7).
Loin de s’arrêter là, la vague rouge et noire continuait à déferler. En à peine huit minutes, Toulouse revenait dans le match et mettait l’UBB sous pression (29-21, 63e). En mêlée fermée, la première ligne composée des jeunes Malachi Hawkes, Benjamin Bertrand et du remuant Lacombre malmenait les avants bordelais.
Trop tard pour l’exploit
Heureusement pour Bordeaux, l’avance acquise en première période était trop conséquente. Mais jusqu’au bout, la jeunesse toulousaine a fait trembler le Matmut Atlantique et les coéquipiers de Matthieu Jalibert.
Le pari du Stade Toulousain était risqué, il aurait bien pu payer. Une certitude demeure : la relève toulousaine est prête à prendre les rênes.