Hier soir, Toulon s’est incliné en terres tarnaises et pourra nourrir de nombreux regrets, même Pierre Mignoni repart avec de nombreuses certitudes.
Malgré la victoire arrachée face à Toulon (28-26), Xavier Sadourny, manager du Castres Olympique, a regretté le manque d’audace de son équipe, notamment en seconde période, en conférence de presse, propos repris par L’Equipe.
Xavier Sadourny pointe du doigt une certaine frilosité dans le jeu de ses joueurs. Extrait :
Au-delà de leur banc, stratégiquement, on s’est un peu oublié. À la maison, je trouve qu’on est plus dans le calcul, qu’on ne se lâche pas assez. À l’extérieur, on propose des choses, alors qu’à la maison, à partir du moment où on a du mal à prendre le score, on se recroqueville et à la sortie, ça donne des matches assez serrés.
Une approche trop prudente qui s’est particulièrement illustrée après la pause. Extrait :
À la mi-temps, on tourne à +8, on est cohérents, et puis derrière il ne se passe plus rien, on ralentit le jeu alors que c’est à nous de mettre de la vitesse. La frustration vient de là.
Malgré cette frustration, le technicien castrais reconnaît la valeur de la performance réalisée contre une équipe toulonnaise ambitieuse. Extrait :
Sinon, on est content d’avoir battu une belle équipe, qui sera sans doute une vraie prétendante au titre. Je trouve qu’on a fait une très bonne première période, on domine les contacts, on les met sous pression. Mais à la sortie, à la fin de la seconde période, on peut perdre.
La défense castraise a notamment souffert face à la vitesse des Gabin Villière et Jiuta Wainiqolo. Extrait :
On a raté beaucoup de premiers plaquages. Après, ils ont des bons joueurs comme Villière ou Wainiqolo, or quand cette équipe arrive à enchaîner deux ou trois temps de jeu rapides, elle devient très difficile à arrêter.
Parmi les satisfactions, Louis Le Brun a su répondre présent dans un match sous tension. Extrait :
Il est là où on l’attend. Aujourd’hui, il nous a tenu la baraque, défensivement, au pied, dans un match très compliqué où les libérations n’étaient pas forcément rapides. Je trouve qu’il a été lucide, réaliste. Il a été un peu décrié il y a quelque temps, mais aujourd’hui je lui tire mon chapeau parce que si on gagne, c’est en partie grâce à lui.