Le troisième ligne international Français François Cros s’est longuement confié dans les colonnes de Midi Olympique.
Ce-dernier est notamment revenu sur la blessure contractée par Antoine Dupont lors du match du Tournoi des Six-Nations contre l’Irlande.
Il a rapidement compris qu’il s’agissait d’une grave blessure pour son coéquipier. Extrait:
Je suis loin de l’action. Je vois qu’il reste au sol mais ça continue à jouer donc je reste concentré sur le jeu. Quand je l’ai vu sortir, j’ai compris que c’était assez grave.
Il ne le cache pas : Antoine Dupont était dévasté à la mi-temps. Extrait:
A la mi-temps, Antoine s’était mis à l’écart dans la salle d’échauffement pour ne pas impacter le groupe. Je suis allé le voir, il était dévasté. Il savait que c’était une grosse blessure, sur le même genou qu’en 2018. C’est la blessure la plus redoutée de notre sport. Sans forcément en parler, on a tous voulu gagner là-bas pour lui.
Il l’affirme haut et fort : remplacer Antoine Dupont, c’est impossible. Extrait:
C’est impossible de remplacer Antoine, quoi qu’il arrive. Mais sur son côté leadership, il va certainement falloir prendre le relais. Certains de mes coéquipiers sauront mieux le faire que moi. Sur le plan sportif, on a une pleine confiance envers les joueurs qui vont devoir pallier à son absence. Paul Graou est un super joueur, qui monte en puissance depuis quelques années avec nous. On le soutient à 200 %.
Il précise que le Stade-Toulousain va tout donner, en cette fin de saison, afin de gagner pour son demi-de-mêlée. Extrait:
C’est sûr qu’il a un réel impact sur notre équipe et sur les adversaires. On va tenter de gagner sans lui et pour lui surtout. Antoine nous transmet son envie de gagner. Il nous dit souvent de le faire pour nous et que ça nous appartient. On a envie de le rendre fier. Savoir si c’est le plus grand défi ? Je ne sais pas. Des blessés, on en a chaque année. Julien Marchand n’était pas là en 2019, Anthony Jelonch ne l’était pas en 2023 et 2024… Les saisons sont longues, tu perds des mecs en route. C’est comme ça.
Pour conclure, François Cros avoue avoir de la chance d’être épargné par les blessures lors des phases finales. Extrait:
Oui, j’ai eu la chance d’avoir été épargné par des blessures sur ces moments-là. On n’est jamais à l’abri. Il faut faire attention parce que ça peut arriver à tout moment. Ensuite, avoir joué tous ces gros matchs, c’est un plaisir, forcément. C’est compliqué de gagner quand on n’est pas sur la feuille de la finale. C’est un sentiment qui doit être assez difficile à vivre. Quand on a la chance d’y être, c’est encore plus beau. J’espère avoir la chance d’en vivre d’autres.