Le 13 mars prochain aura lieu l’élection à la présidence de la Ligue Nationale de Rugby.
Le président sortant René Bouscatel fera face à l’actuel président du LOU Rugby : Yann Roubert.
Interrogé via La Dépêche, René Bouscatel a évoqué le sujet épineux du Salary Cap.
Il explique sa position sur le Salary Cap. Extrait:
“Il était à 11,3 M€ au moment du Covid. Paul Goze, alors président de la Ligue, a décidé avec le comité directeur de le baisser progressivement jusqu’à 10 M€ en raison des contrats en cours sur plusieurs saisons. En 2022, lors d’une réunion périodique de présidents, le sujet a été exposé et débattu. Certains voulaient une augmentation – huit clubs sur 14 étaient au plafond –, d’autres une diminution. Et il a été décidé collectivement, alors qu’on était à 10,7 M€, de s’arrêter là jusqu’en 2027 et qu’on reverrait ce sujet après. Ce qui était déjà une baisse du salary cap puisqu’avec une inflation à 2,5 %, cela faisait plus de 10 % de diminution.
Ma position personnelle, c’est qu’il fallait aller jusqu’au bout et continuer la baisse demandée par Paul et le comité directeur même si nous étions sortis du Covid. C’était une bonne mesure d’autant plus que les clubs n’avaient pas trop de concurrence à l’étranger et se faisaient concurrence entre eux en augmentant les salaires. Et je rajoute que nous avons inclus dans le salary cap les indemnités de transfert, ce qui est encore une baisse supplémentaire.”
Dans la foulée, il indique que sa volonté est de remettre tout à plat. Extrait:
“Toutes ces règles, ce n’est pas moi qui les ai mises en place. Les crédits internationaux, les indemnités versées par la Ligue aux clubs fournissant des joueurs internationaux, la méritocratie avec la prime de champion de France et de champion d’Europe existaient avant ma mandature. Je suis pour qu’on remette tout à plat : salary cap, mesures d’accompagnement, mise à disposition des joueurs internationaux, crédits internationaux…
Pourquoi y a-t-il eu un gros problème ? C’est que l’année de Coupe du monde, il y a eu davantage de jours de mise à disposition. Et le club (Toulouse, NDLR) qui avait le plus de joueurs mis à disposition sur la période, qui a été champion deux fois, qui est premier au classement des centres de formation, a perçu beaucoup plus que sur une année normale. Et ça personne n’avait pensé qu’un club aurait tous ces avantages puisqu’en principe, ces années-là, on a des difficultés sportives. Cela n’a pas été le cas.”