Le trois-quarts centre de l’Union Bordeaux-Bègles, Nicolas Depoortere s’est longuement confié via le journal régional Sud-Ouest.
Ce-dernier est régulièrement convoqué dans le groupe France par Fabien Galthié, mais rarement aligné.
Cela le contraint d’effectuer les allers – retours entre Marcoussis et Bordeaux.
Il réagit. Extrait:
Je fais les allers-retours en me donnant à 300 %. Si les portes de l’équipe de France s’ouvrent à nouveau, j’y plongerai dedans à fond. En rentrant le mercredi en club, on a que peu de temps pour switcher et reconnecter avec le groupe. Ce n’est pas facile, mais on est bien entouré par tout le groupe.
J’ai eu la chance d’emmagasiner beaucoup d’expérience. Ce n’était que ma deuxième année de Top 14, mes deux premiers matchs en équipe de France représentent un grand plus. C’était une année remplie d’émotions. Il me reste des points sur lesquels je dois m’améliorer mais je suis jeune encore : je pense avoir encore quelques années devant moi pour y parvenir (sourire).
Il est conscient qu’il doit encore progresser sur certains points pour pouvoir jouer avec les Bleus. Extrait:
Je dois déjà continuer à m’améliorer sur mes points forts. Qu’il s’agisse du punch que j’aime impulser sur une attaque, ou la défense, un exercice que j’apprécie énormément. J’ai toujours aimé les contacts. Le plan de jeu ici, à Bordeaux, consiste à faire la guerre dans les rucks : c’est mon truc. Dès qu’il y a du frottement, ça me plaît. Même si c’est sûr qu’en fonction du joueur qu’il y a en face, c’est plus ou moins drôle (sourire).
Il précise avoir pris du muscle depuis l’année dernière. Extrait:
Oui, j’ai pris quelques kilos depuis ma blessure l’an dernier (Ndlr : à la cheville). J’étais aux alentours de 97 ou 98 : aujourd’hui, je fais 100 kilos. C’est sûr que lors de mon premier match de Top 14, je devais faire 92 kilos. Je me sens bien, j’ai toujours une bonne vitesse, c’est forcément plus impactant avec mon poids.
L’objectif est de se renforcer. C’est douloureux de se manger des « autobus » le week-end (sourire). Mais franchement, je n’ai pas cherché spécialement à prendre des kilos, ça s’est fait tout seul.
Récemment victime d’une fracture du plancher orbital, il avoue avoir mis du temps à s’habituer à la plaque au sein de son visage. Extrait:
Lors de ma reprise, je sentais vraiment la plaque au niveau du visage. Ce n’est pas que je ressentais de l’appréhension, mais ça faisait tout drôle quand je recevais un coup dessus. Désormais, je ne la sens même plus. C’était clairement un accident de jeu. S’il s’était baissé, il m’aurait explosé les côtes. Dans tous les cas, j’aurais pris cher. Le risque zéro n’existe pas dans ce sport.
Dans la foulée, il ne manque pas d’exprimer son admiration pour Louis Bielle-Biarrey, son coéquipier. Extrait:
Ça a toujours été un peu mon guide. Il a toujours eu une année d’avance sur moi. Il a été surclassé en moins de 20 un an avant moi. Avec les pros et en équipe de France, c’est pareil. Ça fait quatre ans que ça dure. Je trouve que c’est beau ce qu’on vit ensemble : tout le monde ne partage pas une carrière rugbystique avec son meilleur pote.