Vannes s’apprête à défier Toulouse, ce samedi après-midi, à l’occasion de la 18ème journée du Top 14.
Interrogé via Midi Olympique, le président du club Breton, Olivier Cloarec a évoqué le parcours de son équipe lors de cette saison 2024 / 2025.
Il l’affirme : Vannes est arrivé dans le meilleur championnat du monde.
Il estime que son équipe n’a vraiment pas le temps de respirer. Extrait:
Ce Top 14 est un championnat difficile, cruel, où on paye cher la moindre erreur. Nous sommes arrivés dans le meilleur championnat du monde. Nous n’avons pas le temps de respirer, ça va très vite, donc c’est difficile. Il a fallu monter un budget et construire une équipe en trois semaines. La peur s’installe, celle de ne pas exister, et ça n’a pas été si simple à vivre.
Dès le premier match face à Toulouse, vous êtes confrontés à la réalité. Mais la première victoire est arrivée assez rapidement. Les résultats étaient plutôt encourageants, malgré les défaites, souvent courtes. On s’est dit qu’on pouvait exister dans ce championnat, que rien n’était perdu, que nous avions les armes pour nous battre avec peut-être trois ou quatre équipes.
Selon lui, son groupe n’a jamais lâché depuis le début de la saison et va se battre jusqu’au bout pour décrocher son maintien. Extrait:
Sincèrement plutôt bien, car je n’ai jamais senti ce groupe en train de lâcher. J’ai toujours senti cette force collective qui nous animait la saison dernière. Le groupe me répétait chaque jour qu’il était capable d’y arriver, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, qu’il était en phase d’apprentissage, mais qu’il apprenait vite.
D’un autre côté, un président doit préparer la saison suivante, avec évidemment ces deux possibilités qui s’offrent à nous. Mon boulot c’est évidemment de préparer ces deux options et d’essayer de construire un budget Top 14, un budget Pro D2. Je n’en parle pas au quotidien, parce qu’une seule chose doit nous animer : notre maintien.
Il rappelle cependant que les concurrents de Vannes ont un calendrier bien plus favorable pour les neuf dernières journées du championnat. Extrait:
Nos concurrents directs ont pour certains un calendrier plus favorable avec plus de réceptions que de déplacements. Maintenant, nous avons un vrai atout : nous sommes prêts depuis le mois d’août à jouer le maintien. Cette équipe est conditionnée pour ça, elle est préparée à ça, elle n’avait que ça à jouer. Jouer le maintien, c’est un état d’esprit.
Nous l’avons alors que d’autres équipes avaient des objectifs bien différents et vivent moins bien la situation avec des tensions plus fortes. C’est un vrai avantage. Je crois en mon staff et mes joueurs, et, depuis le début, je suis convaincu qu’ils vont le faire, que c’est possible.