Ce samedi, l’Aviron Bayonnais accueillera l’Union Bordeaux-Bègles au Stade Jean-Dauger dans le cadre de la 18ème journée du Top 14.
Arrivé à Bayonne l’été dernier en provenance des Sharks de Sale, le puissant trois-quarts centre Manu Tuilagi s’est confié via Midi Olympique.
Ce-dernier a évoqué sa nouvelle vie en France. Extrait:
Bayonne est magnifique. Quand je regarde par la fenêtre et que je vois cette place, les vieux bâtiments, le caractère de cette ville et le style de vie des gens, je me dis que c’est tellement calme, tranquille et joli. C’est vraiment agréable à voir. Quelle heure est-il, d’ailleurs ?
Tout le monde déjeune au soleil, avec un verre de vin rouge ou une bière. Les gens sont détendus. Ce n’est pas la course (il mime avec ses mains le brouhaha). Les gens discutent, voient leur famille, leurs amis. Nous nous plaisons vraiment ici, nous profitons. Les Basques et les Français savent profiter de la vie, à fond. Ils profitent de la vie plus que de toute autre chose.
Il explique qu’en France, la vie est différente qu’en Angleterre. Extrait:
Oui, c’est travail, travail. Il faut trouver un certain équilibre. Par exemple, ici, il y a la sieste. Le matin, vous travaillez, puis vous allez déjeuner et vous revenez au boulot. En Angleterre, on travaille pendant la pause déjeuner. On prend une box pour manger directement sur son bureau. On ne déconnecte pas vraiment ! Ce n’est pas comme ici, regardez (il montre le parvis des Halles). Les gens ont tout à fait raison de vivre et profiter ainsi. Et le temps, regardez ce soleil !
Il affirme être soulagé de voir sa famille être heureuse. Extrait:
Que ma famille soit heureuse, tout simplement… Mes enfants vont à l’école française tous les jours, c’est ce qu’il y a de mieux pour eux.
Il précise que sa fille parle bien Français désormais. Extrait:
Oh, ma fille parle plus que moi (il explose de rire). Et elle le comprend très bien. L’autre fois, nous sommes allés chez le boucher pour acheter de l’agneau. Le boucher voulait juste savoir comment je souhaitais que la viande soit coupée, mais je ne comprenais pas. C’est ma fille qui a fait la traduction ! À part ça, nous vivons à Ondres, dans les Landes. La plage est à cinq minutes sur la gauche. Si vous partez vers la droite, l’école se situe à dix minutes à pied. Nous ne sommes pas loin de la plage, des rivières ou de la montagne. Nous sommes allés dans les Pyrénées. Mes enfants adorent skier. Moi ? Je n’ai pas le droit et je ne suis pas très bon (rires). Vous vous rendez compte ! En tout juste deux heures, nous sommes à la montagne. C’est fou…
Il évoque les plages dans les Landes. Extrait:
Nous y allons souvent, mais il y a beaucoup de vagues dans les Landes, c’est pour les surfeurs. C’est dangereux. Cet été, nous sommes allés à Biarritz, la mer est plus calme. Nous sommes aussi allés à Hendaye avec Nicolas (Viguera, le responsable du recrutement de l’Aviron, N.D.L.R.), sa femme Karine et les enfants, qui sont d’ailleurs restés trois heures dans l’eau ce jour-là.
La routine de Manu Tuilagi ? Plonger dans sa piscine chaque matin. Extrait:
Pour me réveiller ! C’est bon pour le système. Le sang circule dans tout le corps. L’eau est parfois à neuf degrés, d’autres fois à dix. Même quand nous sommes sur un jour de repos, je ne peux pas prendre mon café sans sauter dans la piscine d’abord.
Questionné sur la pluie qui est assez fréquente à Bayonne, il réagit. Extrait:
Oui, mais il ne fait pas froid. En Angleterre, en ce moment, il gèle ! Pour moi, il n’y a eu que deux semaines d’hiver depuis que je suis arrivé. C’est différent de ce que j’avais connu jusque-là, donc c’est parfait. Je profite de ce nouveau style de vie et j’aime venir, tous les jours, à l’entraînement.